Auteur : ja191148

CONFÉRENCE – Les approches agiles dans les grands projets et les grandes organisations


Conférenciers :

Brian Hobbs, professeur au département de management et technologie, ESG-UQAM

Yvan Petit, professeur au département de management et technologie, ESG-UQAM

L’utilisation des approches agiles est de plus en plus répandue pour les projets de développement logiciel, mais on les retrouve principalement dans les projets correspondants au “agile sweet spot”, i.e. composés d’équipes colocalisées travaillant sur de petits projets non critiques, pour des projets internes ayant des règles de gouvernance assez simples. Bien que ces approches commencent à être aussi utilisées sur des projets de plus grande envergure, leur utilisation dans ces contextes est encore assez mal documentée.

Yvan Petit et Brian Hobbs ont reçu un financement dans le cadre du « PMI’s Sponsored Research Program » afin de mieux comprendre l’adoption et l’adaptation des approches dans les grands projets et les grandes organisations. Cette étude empirique est basée sur des études de cas ainsi que sur un sondage en ligne qui a permis de valider les résultats de l’étude qualitative.

La conférence présentera les résultats principaux selon quatre thèmes: 1) les motifs et la stratégie de mise en place des approches agiles, 2) l’impact de la mise en place d’agile sur les rôles dans l’organisation, 3) l’impact de la mise en place d’agile sur le démarrage des projets et 4) l’organisation des projets.
Les résultats semblent indiquer une certaine uniformité entre les organisations pour plusieurs des observations (ex. l’utilisation de la méthodologie Scrum et de coaches agiles) mais qu’il existe tout de même une grande variabilité pour certains des résultats.

 

Date : mardi 21 mars 2017

Heure : 12h15 – 13h45

Lieu :

Université du Québec à Montréal

Pavillon Paul-Gérin-Lajoie

Pavillon N

1205 rue Saint-Denis

Septième étage

Salle N-7050

Métro Berri-UQAM

Inscription pour la conférence du 21 mars. Les places sont limitées.

RSVP d’ici le vendredi 17 mars 2017.

International Development Project Evaluation

 

Chercheur responsable :  Olga Navarro-Flores

The objective of this project is to identify the parameters and strategies that have contributed to enhance local organizational capacity building as a result of a development project evaluation process.

PROBLÉMATIQUE

The Kenya Equity in Education Project (KEEP) is supported by the UK Aid Girls’ Education Challenge (GEC) and is implemented by World University Service of Canada (WUSC) and Windle Trust Kenya.  The KEEP implementing partners have been required by GEC funding regulations to put in place an independent evaluation team. WUSC has identified the CAC Consulting (Montréal) as the external evaluators in order to ensure rigor and verifiability of the project’s results based on baseline, midline and final project evaluation.

The CAC Consulting team has designed, planned and conducted all evaluations of the KEEP project over a period of three years. The evaluation team has provided independent, rigorous evaluation and delivered research processes and impact results of the project, including lessons learnt throughout the process.  These evaluations have been undertaken with a partner‐in‐the‐field, the Local Capacities for Peace International (LCPI), who has been responsible for administering baseline and midline household surveys as well as qualitative data collection in important project zones. It is important to underline that the success of the evaluation process has relied on the partnership between two organizations, CAC Consulting from Montreal and LCPI from Kenya. Both directly involved in the project as independent evaluators/subcontractors. Yet, their commitment to the professionalism of evaluation processes has greatly contributed to reliable and rigorous evaluation processes.

Research question: How was the partnership between CAC Consulting and LCPI built? And furthermore, a) how and who has benefited from the independent evaluation process?, and b) how has it contributed to strengthen organizational capacities of those who intervened in the evaluation process and the development of the project?.

Improved operational efficiency in the emergency telecommunications cluster

Chercheur responsable :  François Audet

Co-Chercheurs : Marie Eve Desrosiers et Viviane Sergi

This project objective is twofold: 1) identify the causes of the gaps and operational issues and 2) develop deployment practices standards to improve the effectiveness of the ETC’s humanitarian response.

PROBLÉMATIQUE

When deploying Emergency Telecommunication Cluster teams from different organizations, stakeholders have observed operational issues and inconsistencies caused by unclear or misunderstood processes. Furthermore, there are perceived gaps in the conception phase, as well as the planning and design of deployment projects and how partners are utilized. In short, there does not seem to be clear guidelines or plans that unite the goals of the different stakeholders acting on behalf of the cluster. Another issue comes from the observed frequent staff turnover, but also by the fact that the most qualified staff seems to be part of the first deployed team, and that there is little or no systematic rolling between different teams in terms of lessons learned, historical background or systematic evaluation process. These issues can significantly reduce the effectiveness of the cluster deployment.

 

Comprendre la complexité des projets et les meilleures pratiques de plannification et gestion pour prévenir et mitiger ses conséquences

Chercheur responsable : Serghei Floricel

PROBLÉMATIQUE

Le champ de la gestion de projet s’est tourné vers la notion de complexité pour expliquer pourquoi réaliser certains projets requiert beaucoup plus d’effort que d’autres tandis que leur performance reste en deçà des objectifs visés. Pour répondre à ces questions une partie des chercheurs s’est tournée vers des théories très abstraites, comme celles proposées par le Santa Fe Institute, pour identifier des archétypes structurels et causaux qui sous-tendent les manifestations de la complexité dans les projets. Même si elle atteint une certaine profondeur théorique, cette littérature ignore les éléments concrets du projet et se concentre sur des caractéristiques abstraites telles que le nombre et la nature des relations entre les éléments du projet. De l’autre côté, une littérature orientée surtout vers la pratique s’est concentrée sur l’identification de facteurs très concrets de complexité dans les projets ; leur présence est censée d’augmenter les chances d’observer les phénomènes négatifs décrits ci-dessus. Malheureusement, cette littérature traite le projet en boîte noire et se fie aux opinions des gestionnaires de projet pour identifier les facteurs de complexité. Les résultats de cette approche ressemblent beaucoup à la littérature pratique en gestion de risque et ils manquent autant de validation empirique. Une petite étude empirique quantitative effectuée par Jean-Sébastien Roux, un étudiant du cours MGP7060 à l’automne 2014, a trouvé même qu’une très faible proportion des « facteurs » les plus fréquemment cités affecte réellement l’effort et la performance des projets et que beaucoup d’entre eux ont même un impact positif. Cette recherche vise donc à créer un pont entre, d’un côté, les préoccupations théoriques pour comprendre la nature de la complexité et, de l’autre côté, les intérêts pratiques concrets des planificateurs et gestionnaires de projets. Pour réaliser ce pont, notre recherche vise à développer une théorie de la complexité d’un niveau moyen d’abstraction, en combinant un ancrage théorique fondamental avec un ancrage empirique, qui repose sur l’étude qualitative et quantitative de projets réels dans différents domaines d’activité. La compréhension de la complexité et des enjeux qu’elle soulève permettra, dans un deuxième temps, d’identifier des pratiques de gestion et de planification qui permettent de minimiser ses conséquences négatives.

Le développement des innovations de rupture et la reconfiguration des industries: le cas des nanotechnologies

Chercheurs responsable :

Helene Delerue  et Majlinda Zhegu  (subventionné par le CRSH : montant : 48 321 $)

PROBLÉMATIQUE

Les nanotechnologies sont perçues comme étant les technologies clefs des prochaines décennies, promettant des améliorations significatives de matériaux, de techniques de fabrication, essentielles pour la compétitivité des industries nationales. Selon Industrie Canada, « Les nanotechnologies offrent le potentiel d’innovation pouvant mener à une compétitivité industrielle accrue, la croissance économique et des retombées pour la société au Canada ». Cependant, on ne sait que peu sur la manière dont les managers conceptualisent les nouveaux produits en nanotechnologie. La littérature en gestion et en innovation sur l’émergence des nanotechnologies traduit les changements qui s’opèrent dans le « comportement » des Petites et Moyennes Entreprises (PMEs) et les transformations qui en résultent dans les industries. Plusieurs constats ouvrent des voies pour des recherches futures. Il a été montré que les entreprises de nanotechnologie émergent dans les industries en amont qui ont peu de barrières à l’entrée, comparativement à d’autres industries, parce qu’elles sont technologiquement ou structurellement proches de la technologie de rupture : La création d’entreprises dans les industries en amont favorisant alors la création d’entreprises dans les industries en aval. L’interprétation des opportunités émergentes et la conceptualisation du produit dans le nouveau marché dépendent de plusieurs facteurs, et les entreprises suivent souvent différentes trajectoires pour atteindre leur objectif. Ce projet de recherche cherche donc à comprendre comment les compétences dans les activités de développement en nanotechnologie se développent et sont utilisées pour créer des innovations radicales et par conséquent transformer les industries.

Il a donc pour objectif

  • de mettre en évidence les différentes trajectoires reliant les nouvelles technologies et les innovations de rupture ;
  • de comprendre comment les développements en nanotechnologies redessinent les structures industrielles au Canada, en d’autres termes quelles différences peuvent être mises en évidence selon le contexte industriel.

Il s’inscrit dans le prolongement des recherches récentes sur les contributions des nanotechnologies à l’évolution des industries et à la croissance économique. Il

  • permettra de comprendre l’impact économique des nanotechnologies au Canada ;
  • apportera des contributions nouvelles à la littérature sur le développement des innovations et les discontinuités technologiques ;
  • aidera les politiques à comprendre les transformations qui s’opèrent dans les industries et les logiques dominantes qui en seront les défis.

L’impact de DevOps sur la gestion de projets logiciels

Chercheur responsable : Brian Hobbs

Co-Chercheurs : Yvan Petit et Alejandro Romero

DevOps et l’implantation de « scaling frameworks », tels que SAFe. LeSS, Nexus ou DAD, sont de phénomènes récents dans le domaine du développement logiciel. Beaucoup de grandes organisations les implantent à l’heure actuelle. L’objectif du projet de recherche est de mieux comprendre les implantations de DevOps, leurs relations avec les autres tendances en agilité et leurs impacts sur la gestion de projet. C’est une étude exploratoire.

PROBLÉMATIQUE

Les méthodes agiles sont de plus en plus utilisées dans les projets de développement logiciel depuis leur introduction il y a 15 ans (Agile Manifesto, 2001). Elles sont devenues la méthode dominante des petits projets et sont de plus utilisées pour les grands. Hobbs et Petit viennent de terminer un projet de recherche financé par le PMI qui porte sur l’utilisation des méthodes agiles sur de grands projets logiciels dans de grandes organisations. L’implantation de l’agilité dans ce contexte se manifeste à trois niveaux. Chaque niveau a son vocabulaire, ses méthodes et ses champions. Les trois se réclament de l’agilité et sont très complémentaires. Ensemble, ces trois tendances produisent une réorganisation complète de la gestion de projets logiciels.

  1. Macro – une reconceptualisation de l’ensemble de l’organisation à partir de la stratégie jusqu’aux équipes de développement – les « scaling frameworks »,
  2. Méso – l’utilisation des méthodes agiles sur des projets de développement logiciel – le développement logiciel demeure par projet, projets qui sont gérer dans un portefeuille de projets. ,
  3. Micro – au niveau du génie logiciel – modifications des interfaces entre développeurs, testeurs, intégrateurs et opérateurs autant dans le développement de systèmes que l’entretien des systèmes en exploitation de même que l’utilisation d’outils d’automatisation de tests, de l’intégration, du déploiement et du suivi des systèmes en exploitation – DevOps.

La recherche réalisée par Hobbs et Petit porte principalement sur le niveau 2 qui est encore en voie de réalisation dans beaucoup d’organisations, mais qui est relativement bien compris. Les niveaux 1 et 3 sont plus récents. Il y a déjà des impacts très significatifs sur la gestion de projets logiciels qui sont mal connus et très peu documentés.

Appel à proposition d’études de cas

Des projecteurs à l’arrière scène : tout sur les projets

Le livre illustrera la diversité existant dans les projets et dans leur gestion, à travers la présentation de cas réels de projets. La richesse des situations présentées par les différents cas mettra en évidence les différentes pratiques et mécanismes de gestion qui pourraient être propres à certains types de projets. L’ouvrage est destiné tant aux enseignants pour illustrer l’application des concepts et des outils de gestion de projet, aux étudiants dans la recherche d’exemples de gestion de projets, et aux professionnels qui pourront y trouver des illustrations des problématiques auxquelles ils sont confrontés et des solutions possibles.

Les auteurs sont encouragés à proposer des cas empiriques de projets illustrant des problématiques particulières en gestion de projet. Ces cas peuvent porter sur des projets dans des contextes divers en termes d’industrie, de taille et de type de projet. Les auteurs doivent considérer les éléments suivants : l’angle théorique et/ou pratique du cas, la description du cas (organisation, objectif du projet, principaux acteurs, livrables, phases et enjeux), les facteurs de succès et les contributions pratiques et/ou d’enseignement du cas.

Nous vous invitons à contribuer à ce livre collectif en rédigeant un chapitre. Veuillez-nous envoyer votre proposition d’étude de cas avant le 30 mai 2017 (pour un chapitre entre 6000 à 8000 mots). Les propositions doivent contenir le nom des auteurs et leurs affiliations, le courriel électronique, un titre provisoire pour votre cas, un résumé et la structure prévue pour le chapitre. La proposition doit couvrir autant de détails essentiels sur le contenu du chapitre que vous pouvez fournir à ce stade initial (présentation du projet, l’angle théorique ou pratique et les contributions ou l’intérêt pour les lecteurs).

Veuillez, s’il vous plait inclure une page supplémentaire avec une brève biographie et veuillez également remplir le formulaire d’autorisation de réalisation d’une étude de cas qui doit être rempli par l’organisation étudiée. Pour le dépôt final, vous et l’organisation étudiée doivent remplir un formulaire d’autorisation de publication d’une étude de cas (ce formulaire sera fourni avec la réponse du comité d’édition le 30 juin 2017).

 

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